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3D anaglyphe en photographie

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La technique de 3D anaglyphique est ancienne

Un anaglyphe est composé de deux images superposées de couleurs complémentaires, présentant la même scène avec un point de vue légèrement décalé : le plus souvent la vue « œil gauche » est en rouge et la vue « œil droit » en cyan.

Stéphanie, vue gauche (rouge)
Stéphanie, vue gauche (rouge)
Stéphanie, vue droite (cyan)
Stéphanie, vue droite (cyan)

En filtrant pour chaque œil la lumière de manière adéquate, une vue en 3D de la scène peut être restituée pour un spectateur possédant une vue à peu près « normale », c’est à dire possédant deux yeux avec une perception innée de la profondeur.

Le principe est décrit dès 1853 par Wilhelm Rollmann en Allemagne. Charles Joseph d’Almeida s’empare de cette connaissance, en parle à l’Académie des sciences de Paris en 1858. Louis Ducos du Hauron perfectionne le procédé, et finit de le mettre au point en 1891. C’est lui qui donnera le nom d’anaglyphe à la méthode.

Stéphanie, anaglyphe complet (rouge + cyan)
Stéphanie, anaglyphe complet (rouge + cyan)

Le procédé anaglyphique passe au cinéma, où Louis Lumière l’adapte en 1936. Ceci restera toutefois peu utilisé, des lunettes spéciales étant nécessaires, faisant monter le coût des projections.

Les anaglyphes ont beaucoup été utilisés au début du XXème siècle pour le tourisme (monuments en 3D), l’enseignement, les loisirs, et la publicité. Aujourd’hui, des versions améliorées sont encore utilisées par exemple en recherche spatiale, avec des images numériques trichromes déphasées en mode anaglyphique depuis la surface de Mars lors des missions Mars Exploration Rover et Phoenix.

Anaglyphe ancien des années 1930
Anaglyphe ancien des années 1930


La carte de profondeur ou "depthmap"

En faisant mes recherches, je me suis rendu compte qu’une technique est souvent utilisée par le cinéma : les films sont tournés normalement, puis la 3D est ajoutée par la suite ! Les techniciens utilisent ce que l’on appelle un depthmap pour chaque image.

Stéphanie, photo originale
Stéphanie, photo originale
Stéphanie, depthmap
Stéphanie, depthmap

Le depthmap (ou carte de profondeur) est une version en niveau de gris d’une image. Les niveaux de gris sont répartis de manière à représenter la profondeur de l’image originale. La norme la plus utilisée dit que les couleurs claires sont proches, et les couleurs sombres sont éloignées (le gris neutre est la position 0).

A partir de ce depthmap, qui indique donc une distance par rapport à l’œil de l’observateur, on peut faire des calculs mathématiques simples pour créer une image légèrement décalée par rapport à la première. Imaginez si ce décalage reflète la distance entre deux yeux...

Admettons que l’image originale est celle qui correspond à l’œil gauche. En calculant l’image décalée qui correspondrait à l’œil droit, on obtient la base de la 3D anaglyphique, tout simplement.

Enfin, presque. Le processus est très consommateur de temps : chaque image doit d’abord être découpée en zones de profondeur, ce qui est une opération manuelle. Il faut ensuite calculer l’image décalée (le plugin Dispersion de Photoshop est parfait pour cela), et recombiner les deux côtés « gauche » et « droit ».

Le découpage de l’image est une opération tellement pénible que j’ai essayé plusieurs techniques :

Sachez que je passe à peu près quatre heures par photo à traiter, entre le découpage et les essais, avant de produire l’image finale.

’’Accroché’’, photo originale
’’Accroché’’, photo originale
’’Accroché’’, depthmap
’’Accroché’’, depthmap
’’Accroché’’, anaglyphe
’’Accroché’’, anaglyphe


Les formats de photo en 3D sur ce site

Dans mes galeries où des photos en 3D sont présentées, vous pourrez rencontrer les formats suivants. Voici comment les visualiser :


Bonne visualisation des photos en 3D !



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La logique est le dernier refuge des gens sans imagination.